mardi 31 juillet 2007

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Les mots font peur,
Ils accrochent –cœur et corps
Ils écorchent

Les mandibules des chemins que je ne fais pas

Pas encore

Ou jamais

J’en suis là.

J’étire des souvenirs endormis,
Le goût des départs impromptus
Les secondes qui fuient
J’ai un filet à papillon,
A battements d’elles, d’ils

J’emporte, j’amasse, j’accumule

Les riens anodins ne sont pas des trésors
Mais des momies du quotidien, assoupies dans l’heure,
Tues, mues, tuées pas l’imaginaire.

Les poches pleines, je croque les poètes

Yeux cernés d’émotion
La pluie dévergonde les larmes
Mesdemoiselles sont de sorties
Pour le plaisir de toucher aux nuages
Et chatouiller leurs humeurs grises

J’ai eu des choses à dire, il y eut un jour

J’ai fait des choses, oui, assurément.
Et alors ?

vendredi 20 juillet 2007

municipalement vôtre

Se fondre dedans.
S’entourer de chlore
Et y perdre son regard,
Rougeoyant.

Les lignes ondulantes,
La vue flouée,
J’ai imaginé des monstres
Sous-marins,
Des requins,
Dans une eau bleu, carrelage.

J’ai vu des corps déformés,
De chair ou de muscles
Et la graisse, s’exposer,
S’étaler.

Des forêts de poils
et cheveux sous plastique.

Le règne d’une cellulite
Qui s’emmitoufle en maillot de bain,
De corps, ragoûtants--------

Le grand-père mate.
La maigrichonne fait sa ronde,
S’essouffle.
Il y a des cris en tourbillons,
Incessants.
Certains passent leur temps sous la surface,
Les lunettes, à l’œil.

Mes illusions ne coulent pas.
Ainsi se donne en spectacle la faune d’une fin de juillet solitude.

Les rues se désertifient,
Les potins s’élaguent comme des printemps finis,
Dissous les dissolus.

(même pas vrai)

je plonge dans une vision trouble
de ce que je (ne) vois ,
pas.

Je sors humide, l'esprit délavé.
Les vêtements collent, la robe se soulève, des cuisses fermes comme des noms de folies, en bouche, j’ai dégringolé, à vouloir jouer dans le grand bassin, celui des voyeurs et des requins, j’y ai laissé, une corde, de maillots de bain, se pendre à ses habitudes, matinales, municipales, je vais barboter, des jours d’été, les vestales de la télé, je décroche, les sirènes de la banlieue sont des gros poissons.

C’est arrivé comme un verdict :
Fermeture au 1er août,
la piscine des regrets.

" "

Les heures résonnent avidement.
Raccommodant des instants à venir
Avec du rêve sulfurisé
D’échecs__________

Dans la masse
Je songe
A l’air
Lointain


Et m’asphyxie de
Trop (y) penser
D’ailleurs

Je vois la fenêtre
Je regarde la buée
Les songes sont imprenables.

Le 15 comme la fin
Septembre comme une rentrée de départ
Revenir au voyage

Ne plus rentrer
Comme un rêve passé que l’on finit par réaliser
Avec ou sans conviction
Le passé fut (tant) sacralisé.

J’ai une date de péremption.

Je reprise des vêtements et des souvenirs
Pour les oublier dans les cartons de ma mémoire.

Qu’est-ce que l’étranger
Si ce n’est s’y perdre ou s’y trouver ?
Surtout y perdre plus qu’y gagner ?

Je troquerais Paris pour un autre nom.


(un prénom de femme, l’aventure… ?)

samedi 7 juillet 2007

(suite)

J’ai encore des courbatures à mon sourire
Comme une cape d’aventures
A quelques marches de chez moi.

En attente d’une absence.

(changer de chez soi)

J’ai remis les talons hauts pour faire le tour du pâté de maison
cherchant la grande balade.
Je suis revenue sous la pluie.
Les talons hauts prennent l’eau
Et moi des bas___

(pas si bas)

je suis la tourmente immobile
qui ne sait plus jouer avec le feu,
les écailles déjà brûlées
de s’être encanaillée(s).

l’horizon me manque,
il s’appelle fantasme.

Ou rêve, tout dépend.

L’eau coule vite, sous mes yeux.

Je me cache sous du fond de teint
Et disparaît dans une page éclairée
Couleur chair.