vendredi 28 septembre 2007
jeudi 6 septembre 2007
nous/je(u)
Le temps, mesquin, fait papillonner la danse de l’attente.
Plus le désir est grand, plus l’attente est, par définition, longue.
Et pourtant, je mâche les jours, broie les heures, oublie, oublie, oubli___
J’ensorcelle les pensées vagabondes, me lasse de l’expression avide des voyageurs.
Je suis touriste et je gobe une femme monumentale
Paris
Comme les hommes qu’on a eus et que l’on revoit, que l’on dévisage
Pour se convaincre ou pour se défaire des traits anciennement aimés.
Il y a les lecteurs que l’on emporte avec leurs livres,
Les pages qui se fondent dans une mémoire décorative.
Le passé est un génie : il éclairerait presque la voie.
Se débattre dans les épaisseurs des algues chevelures,
Des au revoirs interminables car redondants,
Sans que l’envie apparaisse de croire au retour
Des barrières que l’on franchit sans tourner le dos, les ongles aiguisés par les chemins aériens,
Je suis un monde sans épicentre
Et veuille bien l’espace tourner autour de nous,
Si nous soit-il… ?
Le déjà affronte l’enfin.
Le tôt bataille avec le déjà si tard,
Lorsque les mues se sont faites, lorsque du souvenir de la rencontre, on ne broie qu’un âpre jus de trop peu, les matins se répercutent, filer à l’anglaise ou à l’étranger non étrange,
Commun, voix banale, voie si habituelle.
Les pas, pacotille, sont donnés, écrits, dits et remarchés : l’animal marque et brûle son territoire de maligne cire (a)temporelle : tout finit souvenir.
Plus le désir est grand, plus l’attente est, par définition, longue.
Et pourtant, je mâche les jours, broie les heures, oublie, oublie, oubli___
J’ensorcelle les pensées vagabondes, me lasse de l’expression avide des voyageurs.
Je suis touriste et je gobe une femme monumentale
Paris
Comme les hommes qu’on a eus et que l’on revoit, que l’on dévisage
Pour se convaincre ou pour se défaire des traits anciennement aimés.
Il y a les lecteurs que l’on emporte avec leurs livres,
Les pages qui se fondent dans une mémoire décorative.
Le passé est un génie : il éclairerait presque la voie.
Se débattre dans les épaisseurs des algues chevelures,
Des au revoirs interminables car redondants,
Sans que l’envie apparaisse de croire au retour
Des barrières que l’on franchit sans tourner le dos, les ongles aiguisés par les chemins aériens,
Je suis un monde sans épicentre
Et veuille bien l’espace tourner autour de nous,
Si nous soit-il… ?
Le déjà affronte l’enfin.
Le tôt bataille avec le déjà si tard,
Lorsque les mues se sont faites, lorsque du souvenir de la rencontre, on ne broie qu’un âpre jus de trop peu, les matins se répercutent, filer à l’anglaise ou à l’étranger non étrange,
Commun, voix banale, voie si habituelle.
Les pas, pacotille, sont donnés, écrits, dits et remarchés : l’animal marque et brûle son territoire de maligne cire (a)temporelle : tout finit souvenir.
mercredi 5 septembre 2007
mesure de la vaine multitude
Rester en éveil.
Le froid tenace agite mes tympans.
Le glas de l’été déchu fait battre en mouvement les ailes des corbeaux.
Au bout de l’allée, un homme marche. Il a tantôt la tête de l’un. Souvent il bruisse de multitude. Il ventile des espoirs. La vie nouvelle est un credo.
L’attente est longue. L’ombre de l’homme se rapproche, me frôle, presque. Il y a le désir qui se fond.
Il est tout aussi imaginaire.
Je ne percute rien. Ni le givre de l’absence. Ni son miel : le surprendre.
J’ai marché dans ses rues, les plantes usées par l’envie de voir, d’apercevoir. Trembler.
Le rose monte aux joues,
Le rouge bouillonnant.
Il y a des hommes, des prénoms différents. Le pareil.
Le même. L’incertain soupçon. Le bon. Celui d’imaginer les jours à venir. Prospecter l’avenir.
Il y a des mots. Des amours.
La multitude sinon (rien) l’Un.
Les filles rêvent de princes et les femmes n’oublient pas.
Désabusée, je roucoule mal, fort, visible par manque d’invisible.
Les yeux lourds d’être maquillés, usés d’avoir versé larmes et chansonades.
Tuer l’amour à vouloir l’y trouver. Muer mais garder le même discours,
en loques.
Il y a des paupières et des visages qui, cependant, ne s’oublient pas.
Des peaux dans la chair, des odeurs enfouies, des lueurs de souvenirs : déformés ou avortés.
Il y a l’oubli : la saveur du thé à la menthe et les retrouvailles
(qui effacent pleurs et rancoeurs)
J’ai deux bagues à mes mains : celle de l’envie et l’autre, du grand chemin.
Le thé est froid.
Viendra-t-il ou ne viendra-t-il
Pas ?
Le sucre dans la gorge_
Ou l’envie.
Je créé des désirs, crépite.
Et brûlerais-je à petit feu ?
Des minutes passent.
Le temps n’est rien dans l’attente,
Il se démesure.
Le froid tenace agite mes tympans.
Le glas de l’été déchu fait battre en mouvement les ailes des corbeaux.
Au bout de l’allée, un homme marche. Il a tantôt la tête de l’un. Souvent il bruisse de multitude. Il ventile des espoirs. La vie nouvelle est un credo.
L’attente est longue. L’ombre de l’homme se rapproche, me frôle, presque. Il y a le désir qui se fond.
Il est tout aussi imaginaire.
Je ne percute rien. Ni le givre de l’absence. Ni son miel : le surprendre.
J’ai marché dans ses rues, les plantes usées par l’envie de voir, d’apercevoir. Trembler.
Le rose monte aux joues,
Le rouge bouillonnant.
Il y a des hommes, des prénoms différents. Le pareil.
Le même. L’incertain soupçon. Le bon. Celui d’imaginer les jours à venir. Prospecter l’avenir.
Il y a des mots. Des amours.
La multitude sinon (rien) l’Un.
Les filles rêvent de princes et les femmes n’oublient pas.
Désabusée, je roucoule mal, fort, visible par manque d’invisible.
Les yeux lourds d’être maquillés, usés d’avoir versé larmes et chansonades.
Tuer l’amour à vouloir l’y trouver. Muer mais garder le même discours,
en loques.
Il y a des paupières et des visages qui, cependant, ne s’oublient pas.
Des peaux dans la chair, des odeurs enfouies, des lueurs de souvenirs : déformés ou avortés.
Il y a l’oubli : la saveur du thé à la menthe et les retrouvailles
(qui effacent pleurs et rancoeurs)
J’ai deux bagues à mes mains : celle de l’envie et l’autre, du grand chemin.
Le thé est froid.
Viendra-t-il ou ne viendra-t-il
Pas ?
Le sucre dans la gorge_
Ou l’envie.
Je créé des désirs, crépite.
Et brûlerais-je à petit feu ?
Des minutes passent.
Le temps n’est rien dans l’attente,
Il se démesure.
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